La Presse libre selon les principes de 1789

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248 NÔTE.

» Ces raisons, M. le mimstre, je les réclame de vous et les réclamerai jusqu’à ce que je les aie obtenues.

» Daignez agréer, Monsieur le ministre, mes respectueux hommages.

» CnarLes-Louis CHAsSSiN. »

AU RÉDACTEUR.

« Monsieur et cher confrère ,

» Discutant hier, au Corps législatif, les effets des circulaires de M. de Persigny en ce qui concerne la liberté de la presse, M. Jules Favre m'a fait l'honneur de citer mon nom après ceux de MM. Émile Ollivier et Louis Veuillot, lesquels n’ont pas été admis à coopérer à «l’acclimatation » dans notre pays des habitudes de libre discussion. »

-» Répondant à l’éminent député de la Seine, M. le ministre Baroche a dit :

« Je ne vous parlerai pas, Messieurs, de la troisième » personne qu’on a citée : on lui a refusé l'autorisation » de fonder un journal par des raisons que M. le ministre » à appréciées et sur lesquelles je ne crois pas devoir » m'expliquer ici. »

« J'en demande pardon à Son Excellence M. le président du conseil d’État, mais l’on ne m'a point refusé l’autorisation de fonder LA NaTioN.

» Celte autorisation, je l'ai réclamée deux fois :

» Le 42 décembre 4860, dans une pétition manuscrite déposée par moi au ministère de l’intérieur ;